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DUMAINE EN AUTOMNE

Les arbres de l'automne ont pleuré sur la mousse
Leur tremblante beauté... Jaunissantes lueurs...
Chaque feuille voltige et danse en note rousse......
Se pose doucement et caresse les fleurs. 

Ce tapis de soleil tombé de la ramure
Allume la pelouse et mille flammes d'or
S'enroulent sous le vent, et volent au murmure
Du dernier souffle blond ; l'été tressaille encor... 

Le soir couvre le lac de son manteau de brume,
L'écharpe d'un nuage assombrit son miroir;
Tristement l'onde où flotte un reflet d'amertume
Fait tournoyer le feu des branches dans le soir. 

La fin de la saison décroche la parure
Des bosquets endormis. Elle habille les bois
D'une guenille grise aux teintes de froidure...

Tous les arbres du parc... l'hiver... n'ont plus de voix. 

Marie-Rose VALOT de Luçon (85)
Grand Prix « Francine Robert » de poésie classique aux jeux floraux de La Roche sur Yon 2004/2005.

MUSIQUE AU PARC

 

La sonate du vent dans l’océan des cimes

Lève un flot de dentelle à la verte couleur,

Sa vague fait concert à l’arpège enjôleur

De cette symphonie aux accents maritimes

 

Un trille en habit noir s’élève d’un fourré,

L’aubade lancinante en la ramure vole,

Les feuilles en écho font l’andante frivole,

Merlette écoute et roule un œil énamouré.

 

Le chêne pleure au lac une aria noyée,

Son gland se perd dans l’onde en clapotis d’argent,

L’akène pianote un doux refrain plongeant

Quand souffle le zéphir sur la branche ployée.

 

Le ruisseau fait tinter ses grelots de cristal,

La source ondule et court, dévale, butte et tombe

Dans un fracas d’écume aux ailes de colombe,

L’étang étreint ses eaux et tait son récital…

Marie-Rose VALOT

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