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La salle des fêtes

Naissance de la salle des fêtes

 

            La propriété Dumaine dite de La Paumerie comprenait la surface actuelle que l'on connait tous, mais aussi les surfaces qu'occupent la salle de fêtes et le théatre Millandy. Il est intéressant de voir comment s'est imposée l'idée de la création de cette salle qui n'était pas à l'origine prévue pour les fêtes.

 

            Suite au leg de Pierre-Hyacinthe Dumaine à la ville de Luçon, dès l’acceptation de la donation par le conseil municipal, ce dernier avait la volonté de construire un prétoire de justice de paix et une grande salle de réunion (article n°431 de la séance du 28 février 1873).

            Sur la séance qui suit le 3 mars 1873, l’article n°432 reprend le même thème. Le maire insiste sur le « caractère prioritaire » de « transporter l’hôtel de ville dans son nouveau local (la maison Dumaine), promptement, comme l’exige le testament Dumaine et de procéder à la construction de la grande salle et du prétoire de la justice de paix ». Le conseil adopte à l’unanimité.

            Le 27 mars 1873, la séance extraordinaire stipule sur l’article n°438 « M le maire expose que l’assemblée est appelée à délibérer aujourd’hui au sujet de la construction d’une grande salle de réunion dans une partie du terrain Dumaine, avec annexés d’un prétoire de justice de paix, et d’un bureau de police, par suite de la démolition obligée du bâtiment de la mairie actuelle, en exécution des dispositions testamentaires dudit M. Dumaine ». « M. le maire ajoute que le devis de ce projet dressé par M. Ballereau, architecte, s’élève à la somme de 35.711 francs et 19 centimes laquelle se trouve réduite par l’emploi futur des matériaux de démolition,et qui, de plus, comprend, avec le devis de réparation de la maison Dumaine, les frais de démolition du présent hôtel de ville. »

            Jusqu’à la séance du 21 février 1874, il n’est pas fait état de cette fameuse salle lors des conseils municipaux intermédiaires. Près d’un an s’est écoulé avant cet alinéa n°6 qui informe « M. le président explique au conseil que par suite de travaux supplémentaires qu’a entraîné la construction de la grande salle de réunion, du prétoire de la justice de paix, du bureau de police et d’une salle de dépôt, le devis primitif a été dépassé de 4748 francs et 91 centimes suivant le relevé détaillé de M. Ballereau architecte". On apprend que les travaux ont bien avancé et qu’il y a une salle de dépôt en plus. Doit-on comprendre que s’il y a une justice de paix, il y a une geôle obligatoire ?

            Dans les archives aux autres journaux anciens, on ne retrouve pas la date ou une trace de l'inauguration de cet ensemble de salles. Il faut croire qu'elle a eu lieu après la dernière date citée, le 21 février 1874 suivant la fin des travaux. Et vers le 4 mars 1874 où il est fait mention dans le journal l'avenir vendéen "d'une cérémonie d'installation de la municipalité à l'hôtel de ville (...) sans beaucoup de tapage".

Ci-dessous, un plan de coupe de la salle de justice de paix (datant du 14 juin 1896)

avec en appendice, à droite, le rectangle de l'ancienne orangerie.

Document issu des archives départementales de la Vendée.

1896.06.14 travaux accessoire grande salle.jpg

Ci-dessous, une des rares photographies qui représente la salle à ses débuts.

Ici une carte postale écrite par Jeanne à son cousin Emile le 10 juin 1916.

Photo capturée sur le site Delcampe.fr Edition V. Gouraud

salle des fêtes 1916 - 1.JPG

Ci-dessous, l'extrait d'un plan de coupe du bow window de la salle (datant du 6 juin 1893)

On le retrouve sur la photo ci-dessus.

Document issu des archives départementales de la Vendée.

1893.06.06 extrait Agrandissement et bow window.jpg
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