Les amis du
Jardin Dumaine



L'horticulteur de Nantes
Joseph Marie PROVÔT
Le mystère PROVOST :
La transcription de "J.Provost" dans les écrits concernant une étude du jardin Dumaine afin de le transformer en Jardin Public a rendu les recherches difficiles. Nous savons des délibérations de la municipalité de l'époque que le maire de Luçon avait contacté ce "jardinier de renom". Si nous savions qu'il était de Nantes, on ne le retrouvait pas pour autant. Le temps ayant fait son œuvre afin qu'il rentre dans l'oubli...
Lors de la conférence du 2 avril 2026 menée par Gaëtane de La Forge, celle-ci fut désireuse de savoir ce qu'il en est et s'il existe vraiment un plan du jardin Dumaine élaboré par ce jardinier. Ce plan, quoiqu'il en soit, ne fut jamais utilisé pour remettre dans un état différent le jardin pensé par Pierre-Hyacinthe DUMAINE.
Il n'en fallait pas plus pour votre serviteur de se lancer à la recherche de J.Provost. Et il l'a trouvé !
Je vous épargne l'énumération des procédés utilisés pour le retrouver, ce serait fastidieux à lire. C'est bien sur Internet qu'on peut faire ce type de découverte. Il s'agit en définitive de Joseph Marie PROVÔT, né en 1832 à la Gaudinière, quartier nord-ouest de Nantes avec la route de Rennes en artère principale. Il restera toute sa vie dans ce quartier où il établira, au 180 rue de Rennes (actuel Boulevard Robert Schuman au lieu-dit "Le petit Hermitage"), son entreprise d'horticulture. Selon les recherches effectuées, ses faits d'arme sont la création, à Nantes, des contours et des promenades du parc de La Gaudinière, sa participation à l'élaboration du parc du Grand Blottereau et le paysagisme des jardins de certains manoirs bourgeois qui longent les rives de l'Erdre. Lorsqu'il mourut en 1891 à l'âge de 59 ans, ses pairs reconnaissaient en lui un travailleur forcené et inlassable. Il ne laissa pas d'héritiers directs ayant perdu, avec sa femme Eugénie Debray, leurs trois enfants. Leur sépulture existe toujours à Nantes au cimetière de la Miséricorde. Si Joseph Provôt est nommé Provost sur sa tombe (alors que ses enfants portent le nom de Provôt), il s'agit certainement d'une appellation voulue par lui-même, tel un pseudonyme professionnel, et que l'on retrouve à chaque fois qu'un texte fait référence à lui. Toutefois, le document plus bas me contredit.
Nota : Rappelons que l'accent circonflexe remplace la lettre S dans certains mots de la langue française.
Sachez, pour finir, qu'il a initié une souscription pour ériger un buste commémoratif à son maître et ami Ecorchard. Celui-ci fut le créateur et le président du jardin des Plantes à Nantes. Ce buste fut inauguré dans ce jardin après la mort de Joseph Provost, et les officiels de l'époque ont bien voulu rappeler son souvenir lors de cette cérémonie.
Maintenant, nous recherchons ce fameux plan du jardin Dumaine établi par J.Provost en 1873. Cela nous permettra de situer notamment où se trouvaient certains éléments du jardin aujourd'hui disparus. L'enquête continue. Dans des archives perdues à Luçon ? Chez d'éventuels héritiers de notre J.Provost ? Ou alors dans la bibliothèque de la Société Nantaise d'Horticulture dont faisait parti Joseph Provôt et qui existe toujours aujourd'hui. Cette dernière a été contactée. Nous attendons leur réponse.
Ci-dessous, l'en-tête d'une lettre écrite par Joseph Provôt en 1883
trouvée dans les archives municipales de Nantes.
