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Le rocher et la grotte

    Il y a très peu d'indices sur ce rocher et ce à quoi il pouvait ressembler. Hormis le croquis en "vue du ciel" du cadastre de 1845 établi par le géomètre Berthelot père. Ce dernier semble avoir attaché une réelle importance aux formes des bâtiments pour les reproduire en aquarelle sur ses plans cadastraux.

    On serait prêt à penser que la forme du rocher ressemblait exactement à celle qu'il a représentée. Il manque sa hauteur. 

    Toutefois, ce rocher a été établi par Pierre Hyacinthe DUMAINE à partir de 1840 selon Gaëtane de LA FORGE (*). Effectivement, dans de nombreux parcs et jardins privés en Europe, le courant romantique fut à la mode à cette époque, et les représentations de masses et de ruines étaient en vogue et symbolisaient la mélancolie. Imaginons aussi que ce rocher était agrémenté de fougères et autres végétaux afin de le rendre plus authentique.

    Son emplacement était près de l'actuelle petite cascade de déversement située entre le petit bassin et le plan d'eau (voir la seconde image). 

    En regardant de plus près l'image suivante (et en plissant les yeux) on a l'impression de lire une inscription... "Saygon". Ce qui ne veut absolument rien dire et qui ne rapproche en rien de la ville de Saïgon au Vietnam. On pense que c'est le hasard des volutes dessinées sur le rocher qui fait ressortir un éventuel mot. 

     On voit aussi un trait en épine sous ce rocher. Le souci du détail de notre géomètre à certainement transcrit l'entrée d'une grotte (d'où le titre de notre page). Grotte introuvable selon les recherches de divers historiens du jardin Dumaine. Gaëtane de LA FORGE cite même J. Provost de Nantes, jardinier paysagiste, qui fait au début 1873 une liste des éléments du jardin lors du transfert par donation du jardin à la municipalité de Luçon : il cite le rocher, mais aussi la grotte sans en indiquer l'emplacement. D'aucun place cette dernière au fond du parc aux cerfs (à l'actuel emplacement de la grotte d'aujourd'hui...). Ce petit trait, utilisé par les géomètres pour indiquer les accès aux bâtiments, peut changer la donne et ce rocher ressemblerait au rocher du jardin d'horticulture de Reims (voir troisième image).

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La date de la destruction du rocher est postérieure à 1873 et antérieure à 1879, date de l'établissement par M. Marchais, garde général de la conservation des forêts, d'un croquis du jardin pour un plan de coupe ou d'élagage de taillis. Si sur ce plan, le limaçon et le pont apparaissent, le rocher est remplacé par un sentier.

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(*) Gaëtane de LA FORGE auteure de "Le Jardin DUMAINE de Luçon (85) "Analyse historique et paysagère - Proposition d'évolution"

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Le rocher en 1845.JPG

Le rocher selon le cadastre de 1845. Extrait des archives départementales de la Vendée

Emplacement rocher 1845.JPG

L'emplacement du rocher selon le cadastre de 1845. Nous pouvons constater les contours de la "pelouse" à cette époque, le futur plan d'eau épousera ces formes. Extrait des archives départementales de la Vendée

Rocher du jardin de Reims.jpg

Le rocher du jardin d’horticulture de Reims baptisé aujourd’hui Pierre-Schneiter. 

Photo capturée en ligne sur le site Delcampe.fr

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